Le challenge des 24 h

Informations 24 heures d'écriture . . . à la carte!

24h 2020 Flyer actualisé

Inscription 24 heures d'écriture . . . à la carte!

24h 2020 Fiche Inscription actualisée 124h 2020 Fiche Inscription actualisée 2

 

 

Inscription et  règlement à l’ordre d’Au Fil des Mots,

avec vos coordonnées, à l’adresse postale de l’association.

Edition 2018

FAITS DIVERS : était le thème des « 24 heures d’écriture 2018 »
qui se sont déroulées du 14 au 15 septembre.

fait divers

Le recueil réalisé a été vendu au profit

du Téléthon le 30 novembre 2018,

à la maison pour tous Jean Gabin à Fleury-les-Aubrais,

au cours d’une soirée animée par les Exclamateurs

mettant à l’honneur la poésie de Jacques Prévert.

 

Edition 2019

 

Fin de série (s) : C'était cette année le thème des « 24 heures d’écriture 2019 »
qui se sont déroulées du 4 au 5 octobre au Château de La Brossette de Chanteau.

La Rep 07 10 2019

24h 2019 1

Le recueil réalisé à partir des nouvelles écrites, sera vendu au profit du Téléthon 2019

lors d’une soirée organisée

vendredi 29 novembre 2019, à partir de 19 h

à la Maison pour Tous Jean Gabin à Fleury-les-Aubrais.

 

Avant un repas partagé, les Exclamateurs de Fleury-les-Aubrais présenteront

 « L’Assemblée des Femmes », une adaptation de la comédie d’Aristophane

où seront déclamés en fin de spectacle des articles de

la Nouvelle Déclaration des Droits de la Femme et du Citoyen,

 articles pour la plupart écrits par des  membres de l’association du Fil des Mots

Avant de lire l’ensemble des nouvelles écrites lors de ce challenge,

où le thème a été exploité de façon variée,

entre les "fins de série(s)" commerciales, criminelles ou télévisées.

en avant-première, découvrez « René ronchonne »…

 

                                                                                                                 Discuter le bout de gras

René ronchonne

Comme chaque matin à 8 h, Lucette ouvre la fenêtre de sa salle à manger. Elle habite, en contrebas de la rue des Raquettes, une petite

maison de ville enserrée dans une rangée de vieilles demeures d’un quartier ancien devenu populaire.

Il fait encore chaud Lucette porte une robe à manches courtes et un tablier à volants. La vieille dame se poste à sa fenêtre entourée de

ses deux cockers.

– Tu veux un p’tit bonbon ma cocotte ?

Lucette vient d’interpeller Mariame, une petite black à la tête cerclée de nattes, qui fière de sa nouvelle tenue, rose de la tête au pied,

parade fièrement aux côtés de sa maman pour rejoindre sa nouvelle école en ce jour de rentrée.

La petite s’approche et prend le petit personnage en réglisse. La maman remercie chaleureusement.

– Ben ! T’as pas fini d’appâter tout le quartier !

C’est René qui calé dans son fauteuil regarde la scène dans la pénombre, au fond de la salle à manger.

– A quoi ça ressemble de donner des bonbons à tous les gosses qui passent ? T’as peur qu’ils meurent de faim ?

– Les bonbons c’est pas pour les nourrir, c’est pour les encourager, le jour de la rentrée.

– Et quoi ? Qu’est-ce que ça peut bien te faire, c’est pas tes enfants ni tes petits-enfants alors !

– C’est ma façon à moi de faire la rentrée. Cela fait vingt-cinq ans que je ne fais plus la rentrée en classe.

– Et alors ! T’as pas tourné la page ?

Lucette ne répond pas. Cela fait une semaine que René n’est pas dans son assiette et ronchonne.

Les autres années, lui aussi était posté à l’appui de fenêtre et prodiguait des mots d’encouragement aux enfants le jour de la rentrée

des classes. A eux deux ils animaient le quartier. Les habitants connaissent tous Lucette et René, les deux vieux de la rue des Raquettes,

invariablement affublés de leurs deux cockers, toujours souriants, toujours présents et attentifs aux passants.

Mais voilà, René est contrarié et il ronchonne.

La nouvelle est tombée la semaine passée en lisant le supplément TV de la République du Centre. Habituellement René ne lit dans cette

gazette que les programmes TV et en aucune manière les articles.

– En quoi le témoignage insipide de ce Benjamin Castaldi à propos d’un téléfilm bas de gamme peut-il avoir un quelconque intérêt, tu peux

me le dire Lucette ?

Mais cette fois, René, attiré par la photo en noir et blanc qui annonçait l’article a dérogé à sa règle et avalé le papier de la première à

la dernière ligne. Puis il a jeté rageusement le magazine, attrapé sa casquette et disparu tout l’après-midi.

Lucette, étendait sa lessive dans la cour à l’arrière de la maison. Elle n’avait rien vu de la scène aussi, en rentrant, s’étonna-t-elle qu’il

ne réponde pas à sa question : « René c’est toi qui a caché mon panier à pinces à linge ? » René avait disparu et se moquait du tiers

comme du quart de savoir où était rangé le panier à pinces à linge de Lucette.

René marchait désormais au bord du canal et broyait du noir. Ils l’avaient fait ! Ça y est, ils l’avaient fait ! René le craignait depuis belle

lurette, c’était trop beau, cela devait arriver. Mais pourquoi maintenant, pourquoi ce dimanche-là, le 25 août ? Et alors pour mettre quoi

à la place ? Cette dernière question, il l’évacua d’ailleurs très vite de son cerveau. Qu’importe ce qu’ils allaient mettre à la place, la seule

chose qui lui importait et le pétrifiait était : pourquoi lui avoir fait cela ? Pourquoi le priver de ce bonheur-là ? Ces jeunes types branchés

qui construisaient les programmes TV à Paris n’avaient-ils donc pas de grand-père, ni d’enfants ? Une affaire d’Audimat à tous les coups !

Mais enfin, depuis onze ans que la série était rediffusée, elle offrait chaque dimanche à des millions de téléspectateurs l’occasion de se

régaler en famille. Ces Parigots ignoraient-ils que quatre générations en connaissaient le générique par cœur ?

René s’arrêta devant un pêcheur qui venait de relever sa ligne.

– Vous êtes au courant ? lui demanda-t-il. L’homme releva sa visière. Ils l’arrêtent ! ajouta René en poursuivant son chemin.

Le pêcheur haussa les épaules. Il voulait discuter le bout de gras mais il s’est pas arrêté ! Faut jamais oublier sa casquette de nos jours

mon gars, c’est que le soleil tape fort !

Plus loin, sur un banc, une maman surveillait deux garçonnets qui tiraient un petit bateau à voile au bord de l’eau.

René s’assit à côté d’elle. La jeune femme se déplaça légèrement sur la droite et regarda autour. Les autres bancs étaient libres.

– Vous êtes au courant ? Ils l’arrêtent !

La femme fit mine de ne rien avoir entendu.

– Des jeunes cons qui ne se rendent pas compte des conséquences de leurs décisions je vous le dis ! Qu’est-ce que ça peut bien leur

faire hein ? C’était 25 minutes, c’est rien 25 minutes quand on voit les conneries interminables qu’ils nous programment à longueur de

journée. Moi je ne peux plus trop bouger. Je fais seulement un petit tour chaque matin ici au canal. Mais le reste du temps je suis au

fauteuil. Je regarde passer les gens dans la rue, je lis le journal, je fais quelques mots croisés et puis bien sûr je regarde la télé. Il n’y

a pas grand-chose d’intéressant à part les reportages sur la 5 et les infos. Le reste, les jeux, les séries, les téléfilms c’est nul ! nul. René

était rouge de colère.

La jeune femme embarrassée se leva : « Gaspard, Barnabé venez on rentre, papa va s’inquiéter ».

Désespéré par cette nouvelle qui le plombait autant que par l’indifférence qu’elle suscitait, René remonta la rue Solférino jusqu’à la rue

de Bourgogne où il stoppa net devant le marchand de journaux.

Les gros titres annonçaient un mariage princier, le divorce d’un people, la naissance d’un nouveau bébé chez une chanteuse en vue mais

rien sur le changement de grille à venir sur France 3 le dimanche à 20 h 20 ! Tout le monde s’en fout !

C’est en répétant cette phrase qu’il poussa la porte en bois vert de sa maison. Lucette épluchait des légumes.

– T'as vu ? demanda René constatant que le magazine reposait à nouveau à sa place dans le porte-revues.

– Quoi ?

– Ben c’est fini ! Et tout le monde s’en fout ! Même toi ! J’aurais pas imaginé. On croit connaître quelqu’un depuis quarante ans et voilà,

un jour on se rend compte que…

Lucette essuya ses mains sur son tablier, s’approcha de son mari et lui posa tendrement la main sur le bras.

– René, je comprends, moi aussi j’ai lu l’article et avant toi même. Je n’osais pas t’en parler. C’est vrai qu’il fait partie de notre vie depuis

si longtemps…

– On l’a connu dès qu’on a acheté la télé tu t’en souviens en 66. On chantait la chanson du générique avec Christian. Il la connaissait par

cœur notre Christian la chanson du générique.

– Oui ! Et son déguisement, tu te souviens de son déguisement ? Le père Noël le lui avait apporté pour ses huit ans. Je le revois sauter

du banc en fer dans la cour en faisant voler sa cape noire.

– Et le sergent Garcia ! Et Bernardo !

– Et aussi le nom des chevaux ! Comme nos chiens, Tornado et Phantom !

Et d’une même voix, sans s’être donné le top de départ, René et Lucette avaient entonné : Un cavalier qui surgit hors de la nuit court vers

l’aventure au galop, son nom il le signe…

Les dernières familles tournent au coin de la rue des Raquettes. Un petit garçon arrive en courant. Son cartable saute sur son dos. Lucette

appelle René.

– Vite René, vite, viens voir !

Avant que le petit ne disparaisse René a le temps de distinguer sur l’avant du cartable, le dessin d’une silhouette et une lettre.

Il sourit.

    Nadine Fouchet

 

Z

Edition 2020

24h d’écriture 2020 

 

La 18 ème edition des  24h d'écriture auront lieu les vendredi 25 et samedi 26 septembre 2020.

Comme pour les années précédentes, deux formules sont proposées :

- « aux champs » ( Hebergement au Chateau de la Brossette à Chanteau 45400)

- par internet (envoi des consignes et de la nouvelle par mail)

Afin de renouveler l’intérêt des ces 24h, une nouvelle formule est proposée :

Lors de leur inscription, les écrivants auront à choisir 4 cartes parmi 32, une dans chaque couleur, chaque couleur étant associée à une consigne d’écriture,

par exemple, carreau : personnage principal,  trèfle : famille d’objet,…  

Chaque carte dans la couleur est une déclinaison de la consigne associée à la couleur. Ex : dame de carreau = coiffeur, as de trèfle = un train,…

L’envoi individualisé des consignes d’écriture par mail sera fait par Sylvie et Nicole. 

 

24h 2020 Condition participation

Conditions de Participations